On a souvent l’impression qu’il faut s’exiler loin de Paris pour trouver une vraie sortie. Prendre le train, réserver un Airbnb, débloquer un week-end entier. Et puis on reste chez soi parce que « c’est trop compliqué ».
A pied depuis la maison, sans voiture ni transports. Le temps d’enfiler les chaussures et de vérifier la météo et me voilà sur un plateau agricole qui ressemble davantage à la Normandie qu’à l’Île-de-France pour une marche dans le vexin français. Villages en pierre calcaire. Clochers romans. Vallées qui s’ouvrent d’un coup sous les pieds.
Ce jour-là, j’ai aussi compris quelque chose sur moi : j’avais envie de marcher vite, pas de flâner. Pas une randonnée contemplative. Une marche à allure soutenue, les bras qui balancent, le souffle qui monte. Et le Vexin, avec ses côtes courtes et ses chemins qui s’enchaînent, s’y prête parfaitement.

Le Vexin français, c’est quoi exactement ?
Le Parc naturel régional du Vexin français couvre 71 000 hectares entre les vallées de la Seine et de l’Oise. Un plateau agricole parsemé de villages médiévaux, creusé de vallées encaissées, balayé par des vents qui n’ont rien d’urbain.
Et pourtant, c’est bien de l’Île-de-France. À moins d’une heure de Paris. À pied depuis Cergy, on y est en traversant la ville vers le nord, pas besoin d’organiser quoi que ce soit.
Ce que le Vexin a de particulier pour quelqu’un qui cherche à progresser, c’est le dénivelé. Pas de montagnes, on est sur un plateau, mais des côtes courtes et répétées, des descentes dans les vallées, des remontées qui font travailler les cuisses sans jamais être décourageantes. Un terrain fait pour s’entraîner.
La marche dans le vexin du 11 avril — les faits bruts
Je ne suis pas du genre à embellir les chiffres.
- Distance : 12 km
- Durée : 2h03
- Dénivelé positif : 112 m
- Allure : soutenue — marche sportive, pas balade
- Météo : soleil timide, vent léger, la veste légère coupe vent n’était pas de trop
À 6 km/h de moyenne sur un terrain vallonné, c’est une marche qui se respecte. Pas un exploit mais pas non plus une promenade du dimanche. Les jambes ont bossé.
Pourquoi le Vexin est un bon terrain pour progresser
J’entends souvent : « Je marche en ville, c’est suffisant ? » Alors pas tout à fait. La marche urbaine, c’est bien pour l’endurance, mais elle ne sollicite pas les mêmes muscles que les chemins vallonnés. Et elle ne prépare pas les chevilles à l’irrégularité du terrain.
Le Vexin, avec ses 112 mètres de dénivelé sur 12 km, c’est exactement la bonne dose pour un débutant qui veut introduire du relief progressivement. Les côtes sont courtes, les descentes praticables, le terrain varié — chemins agricoles, sous-bois, traversées de villages. Assez pour travailler, pas assez pour décourager.
Les côtes m’ont fait réduire le pas deux ou trois fois. Pas dramatiquement mais les cuisses ont clairement été informées qu’on n’était plus sur le trottoir de Cergy. C’est exactement ce que je cherchais.

La leçon des deux derniers kilomètres
Je vais être honnête : les deux derniers kilomètres ont été les plus difficiles.
Pas à cause de la fatigue musculaire. À cause du sol. Retour sur route, asphalte dur, zéro amorti. Après 10 km de chemins de terre et de sous-bois, les plantes de pieds ont immédiatement fait remonter l’information. Chaque foulée sur le bitume se sentait davantage que sur la terre.
C’est quelque chose que je n’avais pas anticipé. Et c’est une vraie information pour la suite : quand je prépare un parcours, je regarde maintenant la part de route dans les derniers kilomètres. Rentrer sur asphalte après une longue sortie, ça s’anticipe — ou ça se gère avec un sac à dos plus léger et de bonnes semelles.
Un pas après l’autre. Même les pas inconfortables apprennent quelque chose.
Infos pratiques pour refaire ce parcours
Accès depuis Cergy
Départ direct depuis la maison donc aucun transport nécessaire. Longer l’ancien parc Mirapolis au début pour s’enfoncer sur la plateau.
Balisage
Il n’y a pas de balisage ni de trace GPS mais comme la plupart des chemins sont des chemins agricoles, ils sont faciles à repérer sur une carte avant de partir.

Eau et ravitaillement
Sur le plateau, peu de points d’eau en dehors des villages. Sur une sortie de 12 km à allure soutenue, j’avais 250 ml dans une flasque souple — c’était juste suffisant pour la durée (2h03), mais avec la chaleur ou un rythme plus élevé, il vaut mieux partir avec au moins 500 ml.
Ce qu’il faut emporter
| Essentiel | Détails |
|---|---|
| Eau | 500 ml minimum (1L si chaleur) |
| Ravitaillement | Quelque chose de compact et efficace |
| Coupe-vent | Le plateau est exposé au vent |
| Chaussures de marche | Voir ci-dessous |
Le matériel du jour
Pour cette sortie, j’ai gardé le setup léger : Mes chaussures de randonnée MH500 Light, mon pantalon randonnée. Pour le haut, utilisation de la méthodes des 3 couches à savoir :
- vétement « techniques » collant à la peau
- tee-shirt léger de running
- Sweat sportif
Enfin, à la vue du temp, je suis partie avec ma vest légère imperméable. Goog idea 😉
Côté ravitaillement, j’avais glissé une pâte de fruit énergétique Décathlon dans la poche. Pratique, pas écœurante, mange facilement sans s’arrêter. Pour une sortie de 2h à allure soutenue, c’est le bon format pour moi, ni trop lourd, ni trop sucré.
Conclusion : le Vexin, c’est impeccable pour moi
Ce que j’ai trouvé ce matin-là, c’est une sortie taillée pour ce que je cherche en ce moment : assez de relief pour progresser, assez proche pour ne pas y passer la journée, assez beau pour avoir envie de revenir.
Un pas après l’autre. Le prochain, il sera peut-être aussi dans le Vexin.
Tu viens de commencer la marche et tu cherches comment te lancer sans te tromper de matériel ? Va lire Se mettre à la randonnée après 50 ans.
Laisser un commentaire