Je vais commencer par un aveu.
Si tu envisages de te mettre à la randonnée après 50 ans, tu connais probablement cette pensée : oui, mais moi c’est différent.
Trop occupé. Trop de boulot. Pas assez en forme. Pas le bon équipement. Pas assez d’expérience. Pas le bon moment.
J’ai 53 ans. Je m’appelle Yann. Et j’ai décidé d’arrêter les excuses.
Table des matières
Pourquoi se lancer dans la randonnée après 50 ans
En fait, le déclencheur réel de tout cela est mon poids qui est monté à plus 104 kg (je mesure 1m78) et l’envie de faire, dans le futur, des marches / randonnées « ultra » (longues, avec beaucoup de dénivelé, en quasi autonomie).
Ce n’était pas une résolution du 1er janvier. Ce n’était pas un médecin qui me disait de bouger plus. C’était juste, à un moment, un déclic qui a fait cela. En plus, être diagnostiqué diabétique de type 2 – diagnostique qui a permis de détecter une péritonite juste à temps – ça remet les choses en place. La vie est courte, il faut en profiter.
Et ce jour-là, j’ai décidé que j’allais marcher. Vraiment marcher. Pas « faire un tour le dimanche ». Randonner, progresser, me fixer des objectifs.
Et surtout, me tenir à faire les sorties, même quand le courage n’y est pas. Le plus dur n’est pas de marcher, le plus dur est de se dire « Allez, on y va ».
Ce que je ne suis pas
Je ne suis pas un super sportif, même si je pratique toujours le Volley-Ball mais en loisir maintenant, je n’ai jamais été endurant (ah, les 20 minutes de courses à pied au bac, que de souvenirs…).
Je passe mes journées devant un écran. Je dirige une structure dans le numérique ce qui est passionnant et chronophage en proportion égale.
Je n’ai aucune formation en randonnée. Je ne sais pas lire une carte topographique (je vais apprendre). Je ne connais pas la différence entre un GR et un GRP (j’y viendrai). Je n’ai pas le vocabulaire, pas les réflexes, pas les habitudes.
Ce que j’ai : du temps le matin si je me lève tôt (et ça c’est pas gagné 😉 ), les week-ends, et une envie sincère de voir ce que mon corps est capable de faire quand je lui donne une vraie chance.
L’idée derrière le projet
« Le Quinqua Marcheur », c’est un journal de bord. Public, honnête, sans filtre.
Je documente ma progression depuis zéro. Les premières marches autour de Cergy. Les premières vraies randonnées. Le matériel que j’achète, que je teste, que je regrette parfois d’avoir acheté. Les galères. Les douleurs aux pieds. Et les moments où tu arrives quelque part et tu réalises que tu aurais raté ça si tu étais resté sur le canapé.
L’idée n’est pas de devenir un expert. L’idée est de progresser – et de montrer que c’est possible à plus de 50 ans, sans base particulière, en partant vraiment de zéro. Et si en plus cela peut donner envie à d’autres personnes de s’y mettre également et bien j’aurai gagné.
La randonnée après 50 ans, ce n’est pas un exploit. C’est juste un choix.
Les objectifs (oui, j’en ai)
Je suis quelqu’un qui a besoin d’un cap pour avancer. Alors je me suis fixé des jalons :
Court terme : randonner régulièrement — au moins une vraie sortie par semaine, terrain ou entraînement.
Moyen terme : des randonnées de 20, 25, 30 km. Quelques nuits en bivouac. Explorer la France à pied plutôt que par l’autoroute.
Long terme : un défi longue distance. Je pense à l’Hexatrek — un tour de France à pied de 6 000 km. Est-ce que j’y arriverai ? Je ne sais pas. Mais j’ai décidé que la question méritait d’être posée.
Ce que tu trouveras ici
Ce blog n’est pas un guide écrit par un expert. C’est le carnet de route d’un débutant qui avance.
Tu trouveras des récits de terrain, ce que j’ai vu, ce qui s’est passé, ce que j’aurais dû faire différemment.
Des tests de matériel, pas des tests de laboratoire, des tests réels sur des chemins réels, par quelqu’un qui découvre en même temps que toi.
Des guides pratiques sur les itinéraires que j’ai testés, avec les infos dont tu as besoin si tu veux faire pareil.
Et de l’honnêteté. Si je me plante, je le dis. Si une sortie était nulle, je le dis. Si j’ai mal aux pieds depuis trois jours, je le dis.
Pourquoi je te raconte tout ça
Parce que si tu es arrivé ici, il y a des chances que tu ressembles à ce que j’étais il y a quelques mois.
Tu as envie de marcher, de randonner, de sortir. Mais quelque chose coince. L’âge, la forme, le temps, l’équipement, l’expérience. Toutes les bonnes raisons du monde pour remettre à plus tard.
Je ne vais pas te promettre que c’est facile. Je ne sais pas encore si c’est facile. Je commence.
Ce que je peux te dire, c’est que le premier pas — le vrai, celui où tu enfiles les chaussures et tu y vas — il change quelque chose. Je ne saurais pas encore l’expliquer exactement.
Mais ça vaut la peine de le faire.
Un pas après l’autre. Le chemin se construit en marchant.
Et toi, qu’est-ce qui t’a empêché ou t’empêche de te lancer ? Je lis tous les commentaires.
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